Cet été nous sommes partis sur le Casarca avec les picquenotdesaint-contest pour dix jours de croisière entre la Hague et les îles anglo-normandes.
Quelques photos et impressions...
Diélette - Saint-Pierre-Port (Guernesey)
La première partie de notre périple : traverser le bout de mer pour s'approcher des îles, en partant de Diélette.
Le départ a été retardé pour cause de gros temps. Ce matin de juillet, le temps est clair, mais le vent fort quand
même.
Nous nous sommes dirigés vers Guernesey.
Ce n'est pas rien, Guernesey est la plus lointaine des îles anglo-normandes - trente mille nautiques au plus
près.
Et pour y aller, il faut passer en plein dans le raz blanchard.
Ca a quand même bien secoué.
Les enfants ont très bien supporté
Environ trente-quatre milles parcourus, presque six noeuds de moyenne. C'est pas mal.
Nous sommes arrivés en début d'après-midi, après six heures de traversée (deux de plus que prévu, les calculs au
départ étant un peu approximatifs - c'est ça la mer).
Et nous sommes partis de suite nous dégourdir les jambes dans les rues de Saint-Pierre (Saint-Peter-Port).
Pas de différence notable avec n'importe quelle ville du sud de l'Angleterre.
Raluca, Mathilda et Marius ont pêché des étrilles et des crabes verts à la crab line.
Et David a installé le casier de Marius près de la digue pour attraper de plus grosses bêtes.
En une journée, on a attrapé de quoi faire une belle assiette, dont un beau tourteau.
Herm et ses plages merveilleuses
Nous avons profité d'une journée très ensoleillée pour aller à la plage.
Mais comme nous avons la bougeotte, nous sommes allés à Herm, une autre île qui n'est qu'à quelques milles de Guernesey. Nous avions repéré ses plages de sable fin en arrivant à Saint-Peter.
Raluca et Raphaël ont fait un petit tour en annexe avec Arthur (pour récupérer le casier).
Et nous sommes partis, le beau gosse à la barre dans son pull Saint-James.
Tout le monde était plus détendu et plus reposé que pour la première traversée.
Et celle-ci fut plus courte : une heure et demie seulement, par un temps magnifique.
Nous sommes passés au large de Jethou, une île privée.
Et nous avons mouillé près de la côte ouest de Herm, à l'abri du vent, le temps de manger au soleil sur le bateau, comme des empereurs.
L'après-midi : plage
Une mer turquoise. Nettement moins chaude que dans un atoll.
Ci-dessous, en arrière-plan, le Casarca au mouillage.
Mathilda a fait ses acrobaties
Inspirée sans doute par son Très Grand Cousin.
Et le soir, retour à Guernesey au port de Saint-Pierre pour une soirée pub. Comme en Angleterre, la bière n'est pas bien bonne. Leur cidre s'appelle la Roquette.
Le tour de Guernesey
Nous avons voulu découvrir Guernesey à vélo.
Encore une expédition pour les petiots
Hop ! en selle !
L'objectif était d'aller directement au nord-ouest de l'île par les chemins de campagne,
Mais avec quelques aléas de lecture de carte
Nous avons fini par faire le tour de l'île.
Mathilda était derrière moi ; Raphaël était derrière "Keen" (ou plutôt Papi Gâteau, comme dirait Arthur).
Le bocage est identique à celui qui s'étend de Vasteville à Saint-Germain-des-Vaux. Mais on y mange d'excellents
Cheeseburgers.
La jersiaise, c'est elle. On l'a reconnue.
Nous avons vu bien des choses...
Le tunnel creusé par les nazis sous l'île,
La réserve ornithologique, sur l'île de Lihou.
De charmantes églises, des plages, des paysages...
Le petit s'est endormi... ça berce, le vélo.
On a même eu le temps de bronzer à la plage sur Vazon Bay - à côté de Port-Soif.
Nous sommes rentrés à Saint-Pierre-Port par Saint-Samson. Cinq-cent Samsons sans son sein sur sa cent-cinq à Saint-Samson.
Cherbourg - Aurigny - Cherbourg
Nous sommes allés à Aurigny - beaucoup plus loin au nord, en passant par Cherbourg - carrément à l'est - pour aller chercher Carole à la Gare (de Cherbourg, pas d'Aurigny).
Décidément, on aime bouger.
Les quatre traversées du raz Blanchard se sont bien passées. Ca a bastonné sec, mais le Casarca et ses
matelots n'ont peur de rien (cf. photo ci-dessus).
Photo inspirée d'un tableau de Delacroix.
Je n'ai pas les seins à l'air, et Gavroche a de la barbe, mais il y a de l'idée.
Ci-dessous, une publicité pour la vache guérie.
Nous avons eu le plaisir intense de contempler par quatre fois la Cogema (pas toujours par temps aussi clair que
ci-dessous).
Mais surtout nous avons passé une belle journée à Aurigny
Les mamies du Yacht Club n'aiment pas les enfants, on s'en souviendra
Private : dans ce parc, une plaque commémorative honore la mémoire d'Angus MacDonald, né à Glasgow au XIXème
siècle.
Raphaël pose devant son tracteur - un Massey Ferguson de la plus belle eau.
Nous avons fait une grosse randonnée à pied ; Marius et David étaient pieds nus
Guy en tongs, Arthur et Mathilda en bottes sans chaussettes...
Et c'est pourtant Raphaël qui attrapé la plus belle cloque.
Nous sommes passés par l'aéroport de Guernesey, où j'ai failli me prendre un avion sur la tête, et par le Golf ou
Mamie Annick est venu faire sa compèt'.
"Je prêche Patoué, je beis Patoué"
Le pub était sympa, un aurignois avait vraiment envie de se tailler une bavette avec nous.
Ca, c'est le port d'Aurigny - Braye.
On y a pêché une belle araignée de mer.
Les parages d'Aurigny servent aussi de réserve ornithologique, le point de ralliement pour les colonies de macareux
étant sur l'île de Burhou.
Le second voyage pour Cherbourg était beaucoup plus ensoleillé et tout le monde parfaitement amariné.
C'est passé comme une lettre à la poste
Pas de vent, Ral s'est remise à la pêche à la ligne.
Une fois Carole redéposée à la gare, départ de Cherbourg pour le dernier voyage, de nuit peu avant l'aube...
Nous avons vu le soleil se lever sur la rade.
Le fier pavillon tout déchiré, ballotté par les vents
Le petit Raphaël faisant sa sieste dans mes bras, sur le pont.
Raluca avait acheté à Cherbourg une ligne de traîne grand luxe avec double mitraillette et Rapala.
On a pris deux kilos de maquereaux en moins d'une heure,
Et un lieu jaune en arrivant à Saint-Pierre.
Marius adorait tordre le cou à tous ces poissons.
Guy les a découpés en filet, je les ai passés à la poêle au beurre et au citron.
Pas fâchés de revenir à Guernesey...
Guernesey, encore
Une rutilante MG - cette photo c'est pour Pascal qui se reconnaîtra.
Le soir, nous sommes allés trouver de l'animation dans les pubs et de la musique "Live".
Nous avons été servis
Le lendemain, shopping et randonnée à pied vers la maison de Victor Hugo
Mais il faut qu'on se repose, car la prochaine étape, c'est l'inquiétante Sercq et ses mystères.
Sercq, la mystérieuse
Partis dès l'aube, à l'heure ou blanchit l'écume,
nous sommes arrivés à Sercq en début de matinée, après deux-trois heures de navigation.
Les falaises escarpées percées de grottes lugubres ne sont pas acueillantes...
A Sercq, il n'y a ni port ni ville, pas de plage, rien pour accueillir le bateau que ces falaises
abruptes.
Au mouillage dans la baie des baleines, Guy reste à surveiller le bateau
Et nous autres partons faire le tour de l'île à pied.
Laissant la route et ses affreux engins agricoles à moteur, nous montons par le sentier
Une fois laissée loin derrière nous l'affreuse route-à-tracteurs-pleins-de-vieux-rosbifs, nous parvenons à une
campagne assez charmante, et un village plutôt joli.
A Sercq, il n'y a pas de voitures.
On joue sur les mots, c'est bourré de tracteurs !
Il y a aussi des promène-retraités-britanniques hippomobiles.
La famille De Carteret plein le cimetière
Marius et Mathilda ont eu le même drapeau
Eh oui Sercq est un état indépendant dont le Seigneur (en français) est maître.
L'après-midi, plage dans une crique
Raphaël jette des cailloux.
C'était paradisique
Et l'eau moins froide qu'à Herm.
Et ensuite, nous avons fait le grand tour par le nord et l'ouest observer le Havre Gosselin (encore eux !) et l'île
de Brecqhou, et terminé notre chemin à la coupée - point de passage entre Petite-Sercq et Grande-Sercq.
Nous avons laissé David et Marius continuer sur la Petite Sercq.
De retour au bateau, Guy nous avait pêché une daurade !
Mais les sercquois nous ont piqué notre casier, sans doute plein de homards (mais on ne le saura
jamais).
Les insulaires sont rudes. Maurice Leblanc avait raison.
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Heureusement que c'était pas papa qui "conduisait" vous seriez restés dans la rade de Cherbourg !!! MDR
Gros bisous à tous les 4