Avertissement
Tout ce qui peut être écrit dans ces pages n'engage donc que l'Horrible Picq en Babouches.
La trousse du parfait médecin
Voici quelques substances que l'on peut trouver dans la petite mallette noire de tout bon médecin à partir des années 20 :
Codéine
Délai avant effets: 30-60 minutes
Durée: 4-6 heures
La codéine est un narcotique, utilisé comme analgésique. Il n'est pas aussi puissant que les autres opiacés comme la morphine ou l'héroïne, mais entraine quand même une accoutumance s'il est consommé pendant longtemps. Il sera utilisé pour des douleurs modérées, plutôt que pour des douleurs aussi aigues que la chirurgie.
Morphine
Délai avant effets: 1 heure
Durée: 4 heures
La morphine est un narcotique analgésique dérivé de l'opium. Elle est utilisée pour soulager des douleurs intenses comme la chirurgie. Elle peut être injectée ou prise oralement. Les surdoses sont dangereuses, et la morphine entraine rapidement l'accoutumance.
Phénobarbital
Délai avant effets: 30-60 minutes oralement
Durée: 24-48 heures
Le phénobarbital est un barbiturique, sédatif. Son utilisation principale est le contrôle des crises d'épilepsie.
Il peut être injecté ou pris oralement. Il est dangereux à haute dose.
Procaïne
Délai avant effets: 10-15 minutes
Durée: 40-60 minutes
La procaïne est plus connue sous son nouveau nom, la
novocaïne. Elle est utilisée comme anesthésique local pour la chirurgie ou pour une intervention dentaire. Elle est injectée.
Quinine
La quinine est le seul médicament contre la malaria dans les années 20. Il est donc impératif d'en emporter si le PJ se déplace dans des pays à risque. Elle peut être injectée ou prise oralement, et prend effet en 1-2 jours.
Prise à haute dose, elle peut provoquer des bourdonnements
d'oreilles, des maux de tête, des nausées et des troubles de la vision.
L'Anthropologie dans les années
30
L'Encyclopédie illustrée Compton de 1937 énonce: "Ce champ traite des différences physiques entre les races blanche et noire, entre les Indiens d'Amérique et les
Chinois. Il compare les squelettes et les crânes des hommes préhistoriques avec ceux des hommes modernes. Il traite aussi des coutumes et religions
de nombreux peuples et tribus, ainsi que de leur art et langage - tout celà dans l'esprit de trouver comment les races diffèrent et comment elles se développent."
Des anthropologues peuvent soudain se souvenir de légendes de cultes diaboliques eskimos, ou de l'étrange culte ancestral des îles Ponape. Des ethnologues se trouvant face à une horreur du Mythe qui est représentée dans des légendes d'une culture qui leur est familière, peuvent faire un jet d'Anthropologie. S'il est réussi, ils perdront plus de SAN à cause de leur compréhension plus affinée de la Chose.
Les années 30 montrent un grand développement de l'Anthropologie.Auparavant, de nombreux anthropologues cherchaient des indices qui pourraient démontrer une classification créée de toute pièce qui porte la race blanche au pinacle du développement humain. Cette tendance commence seulement à s'inverser après la Guerre. Un Gardien sadique peut s'amuser à confronter les PJ avec un anthropologue de l'ancienne génération.
Anthropologues célèbres vivants dans les années 30
-Sir James George Frazer (né 1854) auteur de Golden Bough (Le rameau d'or).
-Ales Hrdlicka (né 1869) conservateur du U.S. National Museum.
-Sir Arthur Keith (né 1866) expert en reconstitution des restes d'hommes préhistoriques.
La chimie dans les années
30
Les règles de l'AdC semblent se focaliser sur quatre aires principales pour la chimie :
1) Les choses qui explosent.
2) Les choses qui dissolvent.
3) Les choses qui empoisonnent.
4) L'analyse de ce qui reste après 1,2 et 3.
Mais d'abord quelques notes sur la chimie dans les années 30. Il y a quelques différences dans la table de Mendeleïev. Le sulfure est écrit "sulphure" ; le niobium (n° 41) est connu comme le columbium ; l'astatine (n° 85) est connu comme l'eka-iodine ; le francium (n°87) est connu comme l'eka-cesium ; le protactinium (n° 91) est connu comme l'eka-tantalum ; tous les éléments au-dessus du n° 93 sont inconnus.
Les neutrons, envisagés en 1923 par Rutherford, sont mis en évidence
par Chadwick en 1932. En chimie moderne on sait que chaque élément a un neutron pour chaque proton qu'il possède. Un neutron a la même masse qu'un proton, mais n'a pas de charge. Les électrons
autour du noyau furent appelés planétaires car on postulait a l'époque pour un modèle physique comportant tous les électrons en orbite (comme des planètes) autour du noyau (comme le
soleil).
Eléments d'intérêt pour un PJ chimiste
Hydrogène
Brûle avec une flamme très chaude
Lithium
Dans l'eau, il libère de l'hydrogène qui s'enflamme avec la chaleur provoquée par la réaction.
Nitrogène
Utilisé dans les explosifs
Fluor
Elément chimique très actif *. Quasiment instockable
Sodium
Elément chimique très actif *. Explose au contact de l'eau
Soufre
Réactif très important dans les analyses chimiques
Chlore
Elément chimique très actif *. Il forme un gaz qui empoisonne
Potassium
Réagit avec l'eau un peu comme le lithium
Brome
Elément chimique très actif *. Dégage des vapeurs qui empoisonnent
Radium
Radioactif
Actinium
Radioactif
Thorium
Peu radioactif
Eka-tantalum
Radioactif
Uranium
Très radioactif
* i.e. réagit violemment aux réactions chimiques.
Une substance que l'on peut faire brûler rapidement peut devenir un explosif. L'hydrogène, l'alcool, l'éther, la térébenthine, ou n'importe quelle vapeur peut exploser quand elle est mélangée avec la proportion exacte d'oxygène. La plupart des explosifs fabriqués sont constitués d'oxygène pour avoir la bonne proportion, indépendemment de l'environnement dans lequel ils sont utilisés.
L'explosif le plus commun avec lequel les PJ seront en contact est la dynamite. Le composant principal de la
dynamite, la nitroglycérine, a été découvert en 1846 par un scientifique italien. Elle est constituée en traitant la glycérine avec un mélange d'acide nitrique et sulfurique. Jusqu'aux travaux
d'Alfred Nobel en 1866, on ne sait pas la stabiliser pour qu'elle n'explose pas, à tel point qu'on devait souvent la fabriquer sur le chantier d'utilisation. Alfred Nobel qui travaillait sur la
nitroglycérine avait pour habitude de protéger ses flacons de nitro avec de la poudre de silice amalgamée (kieselgur) un jour un flacon se brisa et Nobel constata que la silice s'était imprégnée
de nitro, rendant alors cette dernière beaucoup moins sensible au choc. C'est de la que parti l'idée d'incorporer la nitro a des matériaux absorbants.
La dynamite est un mélange de substances absorbantes imprégnées d'un liquide à base de nitroglycérine. De la pâte
à papier, de la sciure, du charbon de bois, et du plâtre de Paris ont été utilisés pour fabriquer la dynamite. Généralement, on trouve la dynamite ordinaire sous la forme d'un bâton de 20 cm de
long et de 5 cm de diamètre. Ces bâtons sont couverts de papier marron imprégné de parrafine pour éviter les moisissures. Une petite quantité de dynamite enflammée brûlera normalement, sauf si
elle reçoit des vibrations, auquel cas elle explosera. La dynamite doit être conservée a des températures supérieures à 0°C. En effet, si un bâton de dynamite gèle la nitro suinte du tube et se
répand partout ou elle peut, rendant très dangereux son utilisation. Il peut même se produire des explosions spontanées au moment du dégel. Ainsi sur les chantiers exposés au grand froid (polaire
ou non) l'abri a dynamite était chauffé!! Pour le jeu, si un chimiste peut obtenir de l'acide nitrique et quelques matériaux absorbants qui brûlent facilement, il dispose du minimum pour créer un
explosif.
Liste des acides communs dans les années 30
Acide Benzoïque Conservateur
Acide Phénique Antiseptique
Acide Carbonique Eau de Seltz
Acide Chlorhydrique Oxydant
Acide Cyanhydrique Poison
Acide Nitrique Solvant utilisé pour les explosifs
Acide Sulphurique Solvant
Acide Tartrique Utilisé dans les teintures
Les poisons sont classés suivant leur effet sur le corps humain :
1) Poisons corrosifs
Agissent en brulant la peau. Exemples: acide chlorhydrique (concentré, il peut même brûler les muqueuses, yeux, bouche, poumons par les vapeurs qu'il dégage), acide nitrique, acide oxalique (en poudre fine, il est surtout irritant pour les yeux et les voies respiratoires), acide sulphurique.
2) Poisons irritants
Agissent en causant des empoisonnements. Agissent généralement lentement. Exemples: composés de l'arsenic, composés du cuivre, composés du mercure, composés du plomb (le plomb et le mercure agissent sur le système nerveux mais très lentement), composés du phosphore, composés du zinc.
3) Poisons nerveux
Agissent directement sur le système nerveux. Une petite quantité agit très rapidement. Exemples: aconit, belladone, cocaïne, composés du cyanure (poison respiratoire qui empêche les globules rouges de transporter l'oxygène aux organes, l'incapacité arrive très rapidement: paralysie, spasme, arrêt respiratoire, arrêt cardiaque...mais la mort peut mettre plusieurs heures a survenir, surtout si quelqu'un essaye de sauver le malade), héroïne, acide cyanhydrique (l'acide cyanhydrique est un gaz, très dur a manipuler sans être le premier a en subir les conséquences, on lui préférera son sel de potasse ou de soude (cyanhydrate de potassium ou de sodium)), opium, strychnine (paralyse en quelques secondes le cerveau et ses fonctions motrices, mort rapide dans des spasmes atroces).
4) Poisons gazeux
Agissent en irritant les poumons ou en interférant dans l'oxygénation du sang. Exemples: brome (liquide rouge foncé extrêmement dense mais dont les lourdes vapeurs ne laissent aucun doute sur sa toxicité), monoxyde de carbone (incolore, inodore...les fortes intoxications peuvent donner lieu a des troubles de la personnalité : hyperactivité, apathie, crise obsessionnelle ou bien encore pulsion meurtrière), chlore.
Chimistes célèbres dans les années 30
Leo Hendrik Baekeland (1863-) Chimiste belge naturalisé américain qui a développé le papier photographique à développement rapide et la bakélite.
James Bryant Conant (1893-) Chimiste américain, professeur de chimie organique à Harvard 1922-33.
Irving Langmuir (1881-) Chimiste américain qui inventa les ampoules électriques à atmosphère gazeuse et créa la théorie de l'électro-valence (prix Nobel en 1932).
Elmer Verner McCollum (1879-) Biochimiste américain.
Frederick Soddy (1877-) Chimiste britannique professeur de chimie physique à Oxford. Il donna la loi de filiation des radioéléments (1902) et découvrit l'isotopie (prix Nobel en 1921).
Teodore Svedberg (1884-) Professeur de chimie physique à Uppsala. Prix Nobel en 1926.
Svante August Arrhenius (1859-1927) Physicien suédois directeur de l'Institut Nobel pour la Physique Chimie. Auteur de la théorie des ions (prix Nobel en 1903).
Sir William Crookes (1832-1919) Physicien et chimiste anglais qui isola le Thallium (1861) et élucida la nature des rayons cathodiques (1878).
Wilhelm Ostwald (1853-1932) Chimiste allemand qui obtint le prix Nobel en 1909 pour ses travaux sur les électrolytes.